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 CYCLE DE CONCEPTION :

 

RECHERCHER DES OBJETS ABANDONNÉS

 

INTERVENIR SUR LE LIEU DE TROUVAILLE

 

CRÉER UNE MISE EN SCÈNE

 

RÉCOLTE D'ÉLÉMENTS ARCHIVES

 

ABANDON DE L'INSTALLATION

 

RETRANSCRIRE L’EXPÉRIENCE

 

EXPOSER LE PROJET

 

 

 

 3 PHASES DISTINCTES :

 
 
RECHERCHES
Réfléchir/ Essayer
 
 
EXÉCUTION
Traquer / Intervenir / Récolter / Abandonner
 
 
RETRANSCRIPTION
Pérenniser / Exposer / Transmettre
 

Lor-K

Née en 1987, vis et travaille à Paris.


 

 

Utiliser les objets abandonnés en espace urbain pour créer des installations de rues éphémères. Les traquer et se les approprier directement sur le lieu de trouvaille, avant de les ré-abandonnés. Offrir à ces objets une nouvelle identité façonnée et mis en scène dans l'espace urbain. Dans l'espace urbain, les projets se matérialisent sous forme de sculptures où l’objet et l’espace sont dépendant l’un de l’autre. Encrer en un lieu, un temps et un contexte précis, le travail est In-déplaçable et donc voué à disparaître. Chaque création est unique et non reproductible cherchant à retrouver l’éphémérité première de cet art. Conserver des photographies, des prototypes, des vidéos, des sculptures manipulables ou encore des écrits qui permettent de retranscrire le processus de création, en lieu d'exposition.

A propos...

"Peu importe la nomination technique, (tag, graffiti, muralisme, pochoir,  street art, performance, installation/happening urbain…) je ne tiens pas appuyer cette distinction des termes, au contraire…. Avec le temps, les outils se diversifient pour donner naissance à de nouvelles techniques que l’on nomme (chaque  technique est référencée historiquement, associée à un contexte et attribuée à un/des artiste/s précurseur/s). La création urbaine nous touche, quand elle développe en autonomie une interaction avec l’espace urbain, et ce peu importe les périodes, les techniques, les médiums ou les créateurs.

Novices, expérimentés, années 80, 2010 un point commun unis tout les acteurs de la création urbaine. Je pense avant tout que l’art urbain n’est qu’un. Toute intervention réalisée dans un espace urbain  peu prétendre être de l’art urbain; La question de fond étant l’intervention et l’interaction en milieu urbain. Que se soit du dessin, de la sculpture,  de la peinture, du théâtre, de la danse, de la musique, de la performance, de l’installation, de la projection… cela n’est que médium. Bien qu’il prennent une position central dans l’évolution de cet art et le propos des artistes, ils ne représentent pas, à eu seul l’enjeu des pratiques urbaines. La technique et le médium choisis ne sont qu’une part de l’œuvre. Chaque évolution apporte à la création urbaine de nouvelles formes que les artistes doivent savoir s’approprier…

Pour parler d’art urbain l’intervention, la technique et le médium ne suffisent pas car les problématiques de fond sont liées au contexte. Les créations urbaines ont toujours été dépendante du contexte que ce soit aujourd’hui ou dans les années 70…La possibilité d’envisager la création urbaine comme art doit se faire par la trace qu’il en reste ! Intérêt institutionnel, des chercheurs et du marché de l’art, et par la revendication des artistes en tant que tel, l’art urbain se positionne aujourd’hui clairement dans l’histoire de l’art, cependant les choix établis pour pérenniser cette pratique ont été focalisé sur les techniques, mettant de côté la démarche personnelle ou le propos, au profit du style et/ou du sujet.

Nous pouvons parler d’art urbain quand ce qui est donné a voir en lieu d’exposition permet  la remémoration d’une création extérieure, réalisée en ville. Sans traces qui permettent de mettre a vif l'interaction, entre la création et le contexte, l’œuvre urbaine n’existe pas. Actuellement, les reproductions et/ou les créations déplacées sont majoritairement  valorisées. Le contexte urbain est effacé, se focalisant sur les prouesse techniques plus que sur la démarche active urbaine. Il nous est alors donné a voir un art contemporain aux influences urbaine sans recul, sans réflexion ni questionnement sur l’espace ou le contexte. La rue, envisagée comme simple support,  devient  une passerelle sans pertinence qui permet aux créateurs en tout genre d’accéder à une visibilité immédiate. Ce n’est pas parce qu’on peint une toile qu’on est artiste peintre… ce n’est pas parce qu’on pose dehors qu’on est artiste urbain…"

 

 

Membre du Label N.A.U

Nouvel Art Urbain

http://www.nouvelarturbain.fr/

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