
Connue pour ses séries de sculptures de rue éphémères, elle condense pour la première fois son concept original pour nous offrir un one shot exclusif. De manière méticuleuse, organisée et précise, elle a parcouru la métropole en quête de sa matière de prédilection : les déchets !
Directement dans la rue, Lor-K érige des sculptures à partir de nos encombrants urbains. De ces actions, aux matières premières des plus modestes, émergent des métamorphoses surprenantes et atypiques ! Fascinée dès son plus jeune âge par la capacité de la photographie à immortaliser l’instant, elle développe une obsession pour la prise d’images de ses sculptures au devenir mystérieux. La conservation, la classification et la diffusion de ces visuels troublent alors les frontières entre archives documentaires, reproductions et œuvres d’art.
Du 2 avril au 31 août 2025
Musée des Beaux-Arts de Nancy




Derrière ce titre anglais, dont la première traduction serait « congeler » ou « se figer », se cache l’artiste Lor-K, qui nous propose de nous immobiliser un instant. Comme dans le freeze, mouvement du breakdance, geler tout mouvement est la condition pour comprendre le geste. Ici, il s’agit de regarder en face ce que nous nous cachons à nous-mêmes : nos déchets, et notre propre obsolescence.
Par l’entremise de la photographie et de l’archive, Lor-K nous invite à faire un arrêt sur image (autre manière de traduire freeze) pour nous familiariser avec tous ces visages de la mort industrielle que nous créons et qui nous entourent. L’artiste a même orchestré son propre enterrement, et fabriqué son cercueil : dans un frigo glané dans les encombrants, elle a trouvé sa dernière demeure, gage de résurrection post-congélation ?
Invitée par le musée des Beaux-arts à participer aux RUN en réalisant une oeuvre pour la collection ADN, Lor-K a tout d’abord réalisé une sculpture éphémère dans les rues nancéiennes, puis, comme à son habitude, poussé la réflexion plus loin et fait Œuvre. Ainsi, elle a conçu une installation qui se réincarne en dispositif d’exposition, puis en pièce de la collection permanente.
L’artiste relève ainsi le défi de l’éphémère. Interrogeant inlassablement la question de la trace, son travail se fait miroir de nos usages, et nous invite à prendre conscience de ce que nous gardons, de ce que nous jetons, de ce à quoi nous tenons.






